Je serai jugé le vendredi 4 décembre à 13 h 30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour "injures publiques",
poursuivi par le magistrat Marc Bourragué. Je conteste avec la dernière
énergie m’être rendu coupable de ce dont il m’accuse et espère donc la
relaxe. Déjà, 859 internautes ont signé la pétition en ma faveur et j’ai reçu, outre celui du député Jean-Louis Bianco, premier à se manifester publiquement à mes côtés, plusieurs soutiens
à forte valeur symbolique. Mais en attendant, même si l’issue du procès
était positive, il me faut payer les honoraires de mon avocat. Et je
n’en ai pas les moyens. L’ancien gendarme Michel Roussel, confronté
dans le passé à la même situation, a pris l’initiative de lancer un
appel à la solidarité en ma faveur. Je l’en remercie infiniment et
publie ci-dessous la lettre qu’il m’a adressée.
Cher monsieur Olivier Bonnet,
Ancien directeur d’enquête de la cellule Homicide 31 chargée
d’investiguer sur les agissements du tueur en série Patrice Alègre,
j’ai vu cette affaire criminelle se transformer en affaire d’Etat au
fur et à mesure de la survenue d’éléments nouveaux. Confronté à une
situation inacceptable et refusant de participer à un véritable déni de
justice, j’ai fait valoir mes droits à la retraite et j’ai rédigé un
livre paru en janvier 2004 chez Denoël, Homicide 31. Dire et écrire la vérité est condamnable. Poursuivi par messieurs Baudis et Bourragué, j’ai été condamné pour « Violation du secret professionnel ».
Mentir sur une personne est aussi condamnable. J’ai fait condamner monsieur Baudis
mon encontre en attaquant son livre.
Bien sûr, toutes ces procédures et « guérillas » » n’ont pas le degré
de gravité du coeur de l’affaire Alègre qui est la recherche de la
vérité sur près de 200 cas de meurtres, suicides douteux, disparitions
mystérieuses et inquiétantes, qui sont retombés dans l’oubli d’où
certains souhaitaient qu’ils ne sortent jamais. Peine perdue, tout le
monde sait aujourd’hui la gravité de la situation, même si peu à peu le
boisseau s’est refermé. Alors pourquoi toutes ces poursuites et ces
procès annexes ? Pour les uns, « ramener le silence dans les
rangs » en châtiant les plumes et paroles libres et courageuses. Pour
les autres, faire oeuvre de résistance devant des injustices flagrantes.
Et vous voici donc, cher Olivier Bonnet, à votre tour, sous le coup d’une plainte de Marc Bourragué.
Comme
d’autres, j’ai une solide expérience en matière de poursuites qui
visent essentiellement à asphyxier financièrement les « courageux
bavards ».
J’ai en mon temps (et vous faisiez parti du mouvement
) bénéficié d’un large élan de solidarité et de soutien de plusieurs
centaines de Françaises et de Français que l’injustice révulse. Leur
aide, y compris financière, m’a permis de faire front à plus d’une
dizaine de procès (dont certains engagés par moi). Non quantifiable par
contre, l’émotion ressentie lors de la lecture de dizaines de lettres…
Conséquence de cette solidarité des humbles encore et toujours attachés
à des valeurs essentielles et fondatrices de notre république ? Le fait
de rester « sur le terrain », directement engagé dans une action
partisane au profit de causes justes. Petit gravier dans la chaussure
d’un géant qui nous conduit vers une société de plus en plus
déshumanisée qui laisse de nombreux citoyens sur le bord de la route
pour lesquels l’accès à une simple justice élémentaire et équitable
n’est plus garantie.
Si je suis « petit gravier » faisant oeuvre
utile, vous en êtes un autre, cher Olivier. Aussi, si je vous suis
reconnaissant pour vos écrits (parfois élogieux à mon égard), c’est
plus par solidarité combattante que je me place à vos côtés pour faire
front à l’attaque dont vous faites l’objet de la part de Marc
Bourragué. Et comme l’argent est le nerf de la guerre, je joins à la
présente un chèque qui vous aidera à passer le cap, à poursuivre votre
action et vous permettra d’être toujours présent lorsque le jour de
soulever le voile sur des mystères qui n’en sont pas, sera enfin venu.
Bien évidemment, le montant de ma contribution n’est pas suffisant pour
faire face aux multiples frais que vous allez devoir assumer pour
contrer l’attaque de Marc Bourragué. Aussi j’appelle à la solidarité à
votre endroit, comme elle a pu se manifester à mon profit il y a
quelques années. Préservons par notre solidarité votre (et notre)
espace de liberté de parole et de réflexion.
L’exemple (le bon) vient toujours « d’en bas », j’en reste convaincu.
Bien cordialement.
Michel Roussel pour diffamation à
Le
"slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop
bien pendue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce
procès. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le
soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement
dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je
maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté
d’expression.
Pour me soutenir, rendez-vous sur la page d’accueil du site et cliquez, dans la colonne de droite, sur le bouton Faire un don, via Paypal. Ou envoyez un chèque bancaire à Olivier Bonnet, 3, avenue de la Bourgade, 13610 Le Puy Sainte Réparade.
Je vous en remercie par avance du fond du coeur.
Chers lecteurs, je vous invites a soutenir Olivier Bonnet, financièrement selon vos moyens et en faisant connaître son site a vos contacts, voir même en achetant son livre c'est le prix a payer pour la liberté d'expression, la répression médiatique que subit Plume de Presse et bien une reprise en main du pouvoir politique et judiciaire, faire taire toutes les voix discordantes du blabla de l'establishment est le but ultime de ce procès, Michel Igonet