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Fusion GDF-Suez : la politique industrielle au service des marchés
La fusion GDF-Suez annoncée lundi 3 septembre par le gouvernement marque un pas de plus en avant dans la politique libérale de déconstruction du pacte social voulu par les français au sortir de la seconde guerre mondiale, quand EDF-GDF était en 1946 nationalisé. Les faux-semblants n'y changeront rien : le président Sarkozy a beau s'évertuer à clamer qu'il s'agit là d'un projet industriel, l'état a beau chercher à conserver une minorité de blocage au sein de la nouvelle entité, les faits sont têtus. Cette fusion n'est ni plus ni moins que le passage de GDF sous la coupe de Suez et son abandon au secteur privé. Avec tout ce que cela aura une fois de plus comme conséquences pour les consommateurs qui seront les premières victimes de la fin des tarifs administrés pour le gaz.
 Le feuilleton de cette fusion est depuis le début rocambolesque. D'effets d'annonce en renoncement, la Droite s'est depuis maintenant presque deux ans évertuée à faire croire la fusion GDF-Suez seule à même d'assurer la perénnité de notre approvisionnement en gaz. Dominique De Villepin avait même été jusqu'à agiter un épouvantail italien de circonstance, le groupe Enel. Il n'y a pas si longtemps, notre actuel Président de la République s'engageait même publiquement à ce qu'il n'y ait pas de privatisation de GDF. Après le crédit d'impôts sur les prêts immobiliers, on voit là toute la valeur des engagements du candidat Sarkozy !
Au delà, cette fusion s'apparente plus de petits arrangements financiers qu'à une vision de la politique énergétique française à long terme. La cession de la filiale environnement de Suez, pour permettre la fusion entre entités à capitalisation comparable, ressemble plus à une partie de Monopoly qu'à la gestion de la destinée d'une grande puissance industrielle comme la France.
 Le MARS-Gauche Républicaine dénonce cette nouvelle aventure à courte vue qui s'oppose à la vision égalitaire et républicaine que nous nous faisons de notre société. Des solutions alternatives existent pourtant. Il est à notre sens nécessaire de faire de l'énergie un bien public au service de l'intérêt général, et d'encourager dans ce secteur, ô combien décisif, toutes les coopérations publiques possibles au niveau de l'Europe. Ce serait en effet la meilleure des manières d'assurer nos approvisionnements, de conserver la qualité de services qui est la marque de GDF, et de réguler les tarifs afin de permettre l'accès de tous à une source énergétique indispensable.
Le 3 septembre 2007 MARS-GAUCHE REPUBLICAINE bellaciao
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