
Ainsi donc le Président vénézuélien Hugo Chavez, que les médias français nous présentent le plus souvent comme un dictateur, a perdu - de justesse, le "non" ayant totalisé un peu moins de 51% - le référendum qu'il avait organisé en vue de modifier la constitution de son pays. Il ne pourra donc solliciter un nouveau mandat. Il est troublant que ce "dictateur" ait ainsi engagé une consultation populaire au lieu de faire voter sa réforme par le Congrès, au sein duquel il dispose d'une majorité confortable. Au moment de procéder à une modification constitutionnelle, le Président français envisage-t-il d'organiser pareil référendum ? Que nenni ! Pire : le Traité constitutionnel européen a été largement rejeté par le peuple français. Or que se prépare à faire Sarkozy ? La ratification par le Congrès d'une copie conforme dudit TCE, s'asseyant ainsi sur le résultat du référendum de 2005. Chavez, quant à lui, a annoncé qu'il respecterait le résultat du vote des Vénézuéliens. Si bien qu'une question, en apparence saugrenue, se pose : de Chavez ou de Sarkozy, qui est le dictateur ?