Quelques
mois avant la présidentielle, en 2006, une équipe de Canal + trouve que
la question est gênante, pour celui qui était déjà un proche de Nicolas Sarkozy, l'Intérieur et à l'UMP.
Sarko devrait parler que pour lui même, parce que le Mont St Michel, le clocher de Cerbère, les racines chrétiennes, la méritocratie et tout le dégueuli verbal, le vengeur masqué n'en a rien a foutre, la vraie France, c'est la Liberté, l'Égalité et la Fraternité, tout le reste n'est que propagande pour la droite extrême.
Philippe Leymarie - Monde Diplomatique | Jeudi 12 Novembre 2009
Le futur avion
présidentiel sera un véritable palace volant que décrit Philippe
Leymarie spécialiste des questions de défense au Monde Diplomatique. Un
palace high tech imputé sur le budget du ministère de la Défense.
L'A330 version Sarko, un avion hors-normes à 20.000 euros l'heure de vol
La décision d’acquérir cet appareil remonterait à juin 2007 : le
président français Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, s’était retrouvé —
avec son « minuscule » Airbus A319 de l’ETEC [1
], sur la piste de l’aéroport de Rostock, en Allemagne orientale, à
l’occasion d’un sommet du G8, faisant pâle figure à côté du mastodonte Air Force One du président Bush [2
]. Un début d’incendie sur le réacteur d’un A319, lors d’un départ vers
le continent africain en mars dernier, avait agacé le numéro un
français, et renforcé sa conviction qu’il fallait accélérer le
renouvellement de la flotte gouvernementale. D’où l’argumentaire développé depuis par l’Elysée pour justifier cet achat, considéré à gauche comme somptuaire ou inutile : — une autonomie de 11 000 km (qui évitera les sauts de puce, avec escales, des appareils gouvernementaux actuels) ; — un
achat d’occasion (60 millions d’euros — soit la moitié du neuf — mais
sans l’aménagement VIP, estimé à une trentaine de millions
supplémentaires) ; — le remplacement des deux A319 actuels, qui sont plus récents, mais dont les performances sont trop limitées ; — une moindre pollution générée par cet appareil unique ; — un
outil efficace de gestion gouvernementale, grâce à un équipement
sophistiqué en matière de communications, transmissions ; etc.
Un avion surdimensionné pour un hyperprésident
Problème : cet appareil... sera unique, c’est-à-dire forcément
indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions
Charles de Gaulle !). Et l’heure de vol passera à 20 000 euros en
moyenne (contre 12 000 sur A319).
Choqués par l’acquisition d’un avion surdimensionné — et réservé de
fait à un « hyper-président » qui ne cesse d’« exploser » ses dépenses
de fonctionnement —, les députés du groupe Socialiste, Radical et
Citoyen ont profité de l’examen de la mission « défense », dans la loi de finance 2010,
pour demander un « redéploiement » des quelque 180 millions d’euros que
coûtent l’achat et l’aménagement de l’Airbus A330, ainsi que
l’acquisition d’un second Falcon 7X [3 ], au profit de secteurs qu’ils estiment insuffisamment financés : — l’accompagnement et la reconversion
des militaires ou des personnels civils (alors que 54 000 emplois
seront supprimés dans la défense d’ici 2014, par tranches
successives) ; — les besoins de financement pour accompagner les restructurations
(compensations pour les collectivités locales concernées par la
dissolution de régiments, le déplacement ou regroupement d’unités,
etc) ; — la « déconstruction » des matériels de guerre retirés du service (« pour se mettre en accord avec le Grenelle de l’environnement, et s’éviter les péripéties de type Clémenceau ») ; — l’amélioration de l’habillement et de l’équipement du combattant, « qui laissent à désirer, comme on l’a constaté ces derniers mois »… « En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations »,
s’est justifié le rapporteur de la mission « défense », Jean-Michel
Fourgous, avant de donner un avis bien sûr défavorable à l’amendement
de l’opposition pour un « redéploiement » des crédits réservés au futur
avion présidentiel. Le député socialiste René Dosière, qui s’est
fait une spécialité de décortiquer chaque année les crédits de la
présidence de la République, a lui aussi demandé « pourquoi
l’achat et l’amortissement d’un avion – au demeurant nécessaire –
réservé à l’usage presque exclusif du président de la République ne
figurent pas au budget de la présidence ? ».
Les Députés de…l’UMP sont en train de réduire à la portion congrue les budgets de tous les organismes indépendant chargés de la
protection de nos libertés !!!
Sont concernés:
- la Haute Autorité de lutte contre des discriminations et pour l’égalité ( HALDE)
- le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ( CSA), notamment chargé de comptabiliser, vis à vis de l’opposition, le temps de parole de M.
Sarkozy…..
- la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL)qui surveille notamment les …fichiers de police.
- la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA)
- le Comité Consultatif Nationale d’Ethique (CCNE)
- la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH)
- la Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS), c’est à dire le contrôle des écoutes
téléphoniques…
- la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale
et, cerise sur le gâteau…:
- la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), chargée de surveiller les abus policiers
!!!!
Difficile de ne pas penser que le récent accord entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois porte déjà ses fruits
!
Patrick Buisson, conseiller très à droite du Président
tempsreel.nouvelobs.com/
LE FIL IDéES - Il est passé par "Minute", "Valeurs actuelles," "LCI"... Avec le journaliste et politologue Patrick Buisson, la droite dure est entrée à l'Elysée. Portrait d'un stratège du président Sarkozy, qui lui voue une confiance aveugle. Au point de lui commander des lucratives analyses d'opinion...
Il défend la messe en latin. Aime passionnément le grégorien et la polyphonie sacrée. Tous les compositeurs du XVIe siècle sont ses compagnons journaliers. « Pour moi, la liturgie est essentielle », dit Patrick Buisson, qui aime citer Cioran : « S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu. » Le soir, Patrick Buisson écrit des livres à succès sur la sexualité des Français sous Vichy. La libido est « le révélateur maximal », assure-t-il, de cette période. Il est intarissable sur la « France horizontale », qui couchait avec l'occupant : deux tomes et quelque mille pages pour ces « années érotiques » (1940-1945, Années érotiques, chez Albin Michel).
Durant la semaine, immergé dans un Himalaya de sondages et d'études d'opinion, le politologue Buisson, à la tête de sa société Publifact, enregistre les soubresauts de l'électorat et fournit des conseils très écoutés au président de la République. En tête-à-tête, de préférence. Ou lors de réunions de la majorité, en plus grand comité : plus d'une fois ses analyses sur l'électorat populaire - cette « France du travail », des ouvriers, des employés et des précaires, tentée par l'abstention et qui, pour lui, est la clé des scrutins - y ont fait mouche. Des conseils de stratège facturés 10 000 euros par mois à l'Elysée. Sans compter les très confortables commissions sur les analyses d'opinion commandées pour la présidence (lire encadré).