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LEVENGEURMASQUE
levengeurmasque

Politiquement incorrect

Cheminot en colére de la politique libérale en France et ailleurs.

Des articles intéressants trouvés sur la toile, je n'ai aucune prétention journalistique, je laisse ça a ceux qui savent le faire.

Ah oui j'allais oublier, j'aime pas l'UMP et les ultra-libéraux.

"Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît." Michel Audiard

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 Les ouvriers ont-ils raison de séquestrer Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Je viens de découvrir le blog du causeur a cette adresse, allez visiter.

Les ouvriers qui séquestrent des patrons ou des cadres dirigeants ont-ils raison ? Oui, bien sûr.

Pour une raison simple : que diable pourraient-ils faire d'autre ? Voilà des gens qui normalement n'embêtent personne. Qui fabriquent des pneus, des cartes à puces ou des têtes de delco huit heures par jour. Qui sont payés 1200 euros net au bout de quinze ans d'ancienneté. Des gens qui le samedi bricolent dans leur pavillon et organisent des merguez-parties le dimanche, quand il fait beau, ou qui vont tenir un stand au vide-grenier du club de natation. En temps normal, on n'entend jamais parler d'eux, et ça leur convient parfaitement. Et puis un jour, un mec leur annonce que tout ça, c'est fini. Au mieux, on leur a préparé un plan social en béton. En clair un reclassement bidon, une formation bidon, un autre connard en costume qui vient leur expliquer comment ils peuvent se mettre à leur compte, monter une micro-entreprise de toilettage canin ou un gîte rural gay-friendly avant d'aller grossir les statistiques du RMI.

Eh bien, ces gens-là, ils ne veulent pas devenir toiletteurs pour chiens ni ouvrir un salon de thé bio dans la banlieue sud de Compiègne. Ils sont conservateurs, comme vous et moi. Ils veulent conserver leur emploi, et aussi conserver leur maison qu'ils n'ont pas fini de payer, conserver leur canapé en cuir, conserver le droit de payer des cours de danse à la petite ou de partir chaque été en famille dans un mobile home à Sanary-sur-Mer.

Ils veulent garder leur emploi. Ils se contrefoutent du pourquoi et du comment, il va de soi qu'ils ont raison. La macro-économie, c'est pas leur truc. Ni le retour aux grands équilibres, le recentrage sur le cœur de métier, la reconstitution des marges et les profits d'aujourd'hui qui font les investissements de demain et les emplois d'après-demain.

A ces débiles-là, on pourra agréger sans peine d'autres abrutis de conservateurs: les caissières de chez Auchan ou les vendeurs de chez Darty qui rechignent à bosser le dimanche. Qui préfèrent aller au foot ou à la messe, ou faire des grasses mat' crapuleuses, ou cuver leur cuite de la veille, ou voir grandir leurs mômes. Toutes activités qui remettent en cause la compétitivité économique de la France.

J'ai encore entendu Jean-François Copé me l'expliquer, sans rire, hier matin sur i-Télé. Et là à, mon grand étonnement, je n'ai pas pensé ce que j'aurai dû penser normalement : que décidément c'est toujours les mêmes salades sur la compétitivité, le volontariat et la liberté que nous servent la gauche et la droite depuis trente ans, que la ficelle commence à être salement usée, qu'un homme politique – fût-il inexistant comme Copé – devrait avoir honte de refiler des balançoires pareilles. Et bien non. Le seul truc qui m'a traversé l'esprit, c'est : "Ce mec mérite des baffes !"

Alors quand les baffes commencent à pleuvoir, je suis content. Je me repasse en boucle les images où le cadre sup' de chez Continental se prend des œufs pourris sur le crâne ou celles de la sous-préfecture dévastée à Compiègne.

Je me délecte à chaque fois que j'entends ces arguments ouvriers simples, primaires, primitifs : ce ne sont pas eux qui ont créé le merdier financier actuel, ce n'est pas à eux de le payer. Que ce raisonnement borné est doux à mes oreilles. C'est celui de braves gens qui ne veulent pas passer à la télé, qui ne veulent pas de leur quart d'heure warholien. Ils ne veulent pas être célèbres, ils ne veulent pas de notre compassion, ni de celle de Ségolène ou de Besancenot. Ils ne veulent pas être des victimes. Ils veulent la paix, la dignité, l'anonymat. Ce sont mes frères.

Et si on peut reprocher quelque choses à nos prolos de Caterpillar, Molex, Sony ou Continental, c'est uniquement d'y aller un peu trop mollo. De faire monter des matelas pour la nuit aux séquestrés, de leur commander des pizzas le soir ou de leur apporter des croissants le matin. Tout ça pour se faire traiter, par exemple, de «criminels» par le gérant de Molex après sa libération. Ce dernier, est même allé jusqu'à mettre en cause dans une interview au Parisien "le niveau intellectuel de certains salariés". Oui, t'as raison, mon gars, les salariés de Molex sont sûrement des imbéciles, et congénitaux, avec ça. Sinon, au lieu d'enfermer bêtement leur patron dans son bureau – ce qui ne devrait pas le déranger outre mesure, ces gens-là prétendent travailler 24h/24 –, ils l'auraient obligé à aller nettoyer les WC, lui auraient servi du Canigou pour le dîner ou lui auraient mis quelques claques pour lui expliquer la vie.

Car en réalité, pour l'instant toute cette "violence sociale" est excessivement non-violente. Oui, nos prolos sont trop gentils. Ils ont affaire à des voleurs, des voyous, des casseurs en bande organisée. Qui veulent non seulement leur voler leur pognon, mais aussi, à terme, leurs meubles, leurs logements, leur droit de vivre en paix. Quand l'huissier sera là, il sera trop tard pour péter les plombs, c'est maintenant qu'il faut se fâcher. Travailleuses, travailleurs, lâchez-vous, vous êtes en état de légitime défense généralisée. Si un boutonneux frais émoulu d'HEC vient faire un audit, il faut qu'il sorte des locaux à poil. Si votre député UMP a voté pour le travail du dimanche, faites-lui passer un week-end dans la chambre froide chez Carrefour. Et aux manifs du 1er mai, que le PS rêve tout haut de récupérer, il ne serait peut-être pas inutile de rappeler à ces gens-là quelques vérités historiques sur les 35 heures et l'annualisation du temps de travail, la merveilleuse invention du VSD (travail du vendredi, samedi, dimanche dans les usines), les salaires bloqués, la "libéralisation" par l'Union européenne, avec la bénédiction des socialistes, du travail de nuit des femmes. Le mépris pour les ouvriers incités à aller en week-end prolongé grâce à leurs RTT, comme des bobos d'Oberkampf. En gros leur mépris du monde du travail, le vrai, pas celui des hauts fonctionnaires, des créatifs de pubs et des journalistes de télé.

Comme tout le monde, après avoir vu la fameuse vidéo du Noctilien, j'ai été choqué – entre autres – par les piteuses scènes de non-assistance à personne en danger qu'elle donnait à voir. On cogne un mec au sang et les autres voyageurs, préfèrent pour la plupart regarder leurs chaussures. Pas parce qu'ils sont spécialement lâches, ou méchants, mais parce qu'ils ont peur.

Alors, il faut que la peur change de camp. Et pas seulement dans les bus de nuit. Chaque jour dans les entreprises, c'est vous qu'on cogne, vos femmes, vos mecs, vos enfants, vos copains. Allez-vous laisser faire ?

Prolétaires de tout le pays, unissez-vous, punissez-les !


  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-05-2009 à 09h03

 Explication à la crise par Pierre Jovanovic Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

L'info sur la Crise - Pierre JOVANOVIC sur Radio ici maintenant
 
08 avril 2009 !

Le blog de Pierre :
http://www.jovanovic.com/blog.htm
Radio ici Maintenant :
http://icietmaintenant.info/


Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur lespacearcenciel
  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 26-04-2009 à 11h26

 Opérette Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Tout le monde a très bien joué son rôle, à Durban II. Tout le monde savait que Mahmoud Ahmadinejad allait y aller de sa provocation, c'était une certitude attendue pour ne pas dire espérée, il y va de sa sortie, une partie de la salle se casse, et c'est l'indignation générale, et la condamnation unanime blablabla, bref, c'était archi-joué d'avance, et tout le monde est content. Les indignés peuvent poser en défenseurs de choc des droidloms, et le président iranien ainsi désigné comme méchant de service - si la conférence échoue, ce sera de sa faute et uniquement de la sienne - se trouve conforté dans ses prétentions à devenir un leader du monde arabe. Ce raout pompeux est une opérette écrite à plusieurs mains dont rien de probant ne sortira, sinon de grandes envolées moralisantes jamais suivies d'effet. Et tout le monde le sait, c'en est sinistre.

Cependant.
Il faut noter quelque chose d'important.
Qu'à donc déclaré Ahmadinejad pour provoquer tant d'agitation ?
Le passage incriminé, celui qui a déclenché tant de remue-ménage, est donc celui-ci :

«Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive. Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée»

Connaissant le personnage, on peut légitimement poser le soupçon que cette sortie n'est nullement exempte d'arrières pensées à visées clairement antisémites, certes oui, il s'est déjà distingué à plusieurs reprises dans cet exercice nauséeux.
Mais cependant, si on ne considère que ce morceau de texte, que la citation en tant que telle, on est tout de suite frappé par quelque chose :
Il a raison.
Il a raison de dire qu'a été établi et existe un gouvernement raciste en Palestine occupée.
Parce que c'est une réalité de fait, tout simplement.
Parce que ça fait des décennies que les gouvernement israéliens font peser un joug de fer sur les palestiniens et leur font vivre une situation d'apartheid. Que l'idéologie sioniste qui justifie cette monstruosité est une idéologie raciste et que ses partisans les plus fanatisés ont désormais leur rond de serviette dans le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Et que c'est tout un peuple qui souffre et tente de survivre face à un État guerrier et surarmé qui ne veut que l'écraser et lui imposer sa loi à coups de bombes et de chars.

Mais en l'occurrence, c'est le méchant de service qui a dit ça.
Et donc, puisque c'est le méchant de service, on ne va surtout pas l'écouter, n'est-ce pas ?
Et mieux encore, le même méchant de service savait pertinemment qu'on allait pas l'écouter et qu'il allait au scandale, et il en retire de fait un prestige supplémentaire dans tout le monde arabe et renforce sa position dans son propre pays. Pays dans lequel on peut se faire pendre si on a la malchance d'être homosexuel, ce qu'on dénonce par ailleurs moins fort que les provocations officielles d'Ahmadinejad, mais bon, les pédés iraniens, c'est comme les palestiniens, hein : des problèmes secondaires...

Trop fort.

On se prend alors à se demander ce qui se serait passé si un dirigeant du monde occidental avait prononcé les mêmes mots, les mêmes paroles, si un Barack Obama par exemple avait dénoncé la politique raciste de l'État d'Israël dans les territoires occupés ; mais il ne l'a pas fait. Et il ne le fera pas. Realpolitik oblige, et Tsahal peut continuer à perpétuer des crimes de guerre impunément.

Quant à Nicolas Sarkozy, on rit très jaune, quand il se fend d'un communiqué outré qui "condamne totalement ce discours de haine", tout en ayant crée depuis deux ans un ministère de la honte dont la seule fonction est de désigner des immigrés comme bouc-émissaires pour flatter la part la plus répugnante de son électorat.

Durban II est une opérette parfaitement réglée où tout le monde à joué son rôle à la perfection.
Mais pouvait-on en attendre autre chose ?
La réponse est dans la question.


comite-de-salut-public.blogspot.com/


  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-04-2009 à 06h32

 Palestine : Il s’appelait Bassem Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Le 17 avril, comme chaque vendredi, les habitants de Bilin, un village palestinien situé au nord de Ramallah, manifestaient contre le mur de séparation, dont le tracé à cet endroit a été contesté par la Haute Cour de Justice israélienne. Bassem Abou Rahme, très impliqué dans ce mouvement de protestation, se trouvait en tête du cortège lorsque soldats israéliens ont commencé à faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants pacifiques. Touché à l’abdomen par un nouveau type de projectile tiré à tir tendu, M. Abou Rahme est décédé des suites de ses blessures. Nous publions l’hommage que lui rend Mohammed Khatib, un de ses compagnons de lutte, ainsi qu’une video montrant les circonstances de la mort de M. Abou Rahme.

Par Mohammed Khatib, membre du comité populaire de Bil’in contre le mur et les colonies, 20 avril 2009

Il aimait tout le monde et, à cause de sa douceur et de son aptitude à nous faire rire, tout le monde l’aimait. Bassem était l’ami de tous. Les enfants racontent comment il jouait avec eux : il leur faisait peur pour finalement les faire rire. Il prenait soin du jardin de la cour de récréation, apportait des jouets et des livres au jardin d’enfants. Les vieilles femmes du village racontent qu’il avait pour habitude de leur rendre visite, pour prendre de leurs nouvelles et voir si elles avaient besoin de quelque chose. Dans le village, il semblait être partout à la fois. Il passait dire bonjour, prenait une bouffée de narguilé, puis partait pour sa prochaine « étape ». Le matin où il a été tué, il est allé chez Hamis dont le crâne a été fracturé lors d’une manifestation trois mois plus tôt par une grenade lacrymogène, la même arme qui allait tuer Bassem.

Bassem a réveillé Hamis et lui a donné ses médicaments, puis il est allé rendre visite à un autre ami du village qui souffrait d’un cancer. Il a alors rencontré une petite fille qui voulait un ananas, mais il n’en a pas trouvé à l’épicerie du village. Il est donc parti à Ramallah chercher un ananas ; il est revenu avant midi pour la prière du vendredi et la manifestation hebdomadaire contre le vol de nos terres par le mur d’apartheid. Phil ne manquait jamais une manifestation, il a participé à toutes les activités et actions créatives à Bil’in. Il parlait toujours aux soldats comme à des êtres humains. Avant d’être frappé par la grenade, il demandait aux soldats d’arrêter de tirer, car il y avait des chèvres près du mur et il s’inquiétait pour elles. Puis une femme devant lui a été touchée. Il a hurlé au commandant d’arrêter de tirer, car une personne était blessée. Il s’attendait à ce que les soldats comprennent et arrêtent de tirer. Au contraire, ils lui ont aussi tiré dessus.

Des gens de tous les villages environnants sont venus à l’enterrement de Bassem parce qu’ils l’aimaient autant qu’il les avait aimés. Mais nous, de Bil’in, nous le cherchions des yeux en nous attendant à ce qu’il marche avec nous.

Phil, tu étais l’ami de tous. Nous avons toujours su que nous t’aimions tous, mais avant de te perdre nous n’avions pas réalisé à quel point tu nous manquerais. Comme Bil’in est devenu le symbole de la résistance populaire de la Palestine, tu es le symbole de Bil’in. Très cher Phil, repose en paix, nous marcherons sur tes traces.

contreinfo.info/

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-04-2009 à 06h29

 Le bêtisier de la crise Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Ils se sont donné tout le mal du monde pour nous vendre leur soupe financière, ils ont cru aux bons augures de leurs propres prédictions. Mais le ciel leur est tombé sur la tête. Quelques unes des plus belles perles de nos meilleurs experts économistes... Pressons-nous d'en rire, de peur d'en pleurer.

Bêtisier de la crise

Les doigts dans la crise...

Début 2008, Guy Sorman, dans son livre "L'économie ne ment pas", annonce que celle-ci "n'est plus une opinion, c'est une science". Conclusion : "Le temps des grandes crises semble passé parce que les progrès de la science permettent de mieux les comprendre et de mieux les gérer". D'ailleurs, l'Institut Montaigne ne déclarait-il pas, en 2006, que "la complexité [du système bancaire] fait sa force et l'aide à résister aux crises". Et David Thesmar, élu "Meilleur jeune économiste" en 2007, d'en rajouter une louche : "Grâce à des instruments innovants comme la titrisation et les dérivés de crédit, chaque risque de défaut, au lieu d'être porté par une seule banque, est ventilé par un grand nombre d'acteurs". Quelques mois avant que le château de carte ne vacille...

"Le marché ne se  trompe guère"

Alain Minc, dans son livre "www . capitalisme . fr", publié en 2000 : "La main invisible existe. Nous l'avons tous rencontrée. Le marché surréagit, s'énerve, s'émeut, mais globalement ne se trompe guère. Ni sur les devises, ni sur les actions des sociétés, ni sur le crédit des Etats". D'ailleurs, selon le même Minc la "mondialisation heureuse" est "à l'économie ce que l'air est à l'individu ou la pomme à la gravité universelle". Bonne poire, Guillaume Sarkozy (le frère) bombait le torse, en novembre 2002 : "Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux semblant : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution". Depuis, sa société, les Tissages de Picardie, a fait faillite. Normal, c'est l'évolution.

Les Subprimes, un must !

En avril 2005, Alan Greenspan, alors président de la Banque Centrale américaine (FED), s'auto-congratulait bruyamment., vantant "l'importance de [son] rôle [...] pour porter des innovations constructives qui correspondent au marché et profitent aux consommateurs". Tout cela, au cours d'un discours fulgurant portant sur l'"innovation" et les "avancées technologiques" financières qui ont accouché d'une "croissance rapide du prêt hypothécaire" aussi appelé... Subprimes ! Chapeau.

En février 2007, Ben Bernanke (président de la FED) déclare qu'un "renforcement de l'économie [devrait intervenir] aux alentours du milieu de l'année". Confirmé par Henry Paulson, secrétaire d'état américain au trésor, au mois de mars de la même année : "L'économie américaine est en bonne santé et sa transition vers un taux de croissance modéré et durable est couronnée de succès". "Dans les deux dernières années, l'économie s'est montrée plus forte que je ne l'ai vu dans toute ma vie". Aucun "ralentissement" possible, donc, selon Paulson, car les "niveaux de liquidité sont hauts".

Malgré ces joyeuses prophéties, la crise est arrivée, sans se presser...

Exconomie : Quand les experts se plantent

Septembre 2008. Jean-Paul Servais, le président de la Commission bancaire belge, déclare que les banques belges n'ont "aucun problème de solvabilité, ni de liquidité". Et le ministre Reynders va jusqu'à comparer le risque de faillite d'une banque belge à "celui que le ciel nous tombe sur la tête". Moins d'une semaine après, ce dernier passait quelques nuits blanches à négocier le sauvetage des mastodontes bancaires Fortis et Dexia.

Pas de quoi se stresser pour autant, rassure David Naudé, économiste senior à la Deutsche Bank, en janvier 2008 : "Aux Etats-Unis, l'embellie arrivera certainement mi-2008. En Europe la reprise prendra sans doute quelques mois de plus. En tout cas, il n'aura pas de krach cette année !" Et Alain Minc, en octobre 2008, de rassurer les victimes du "marché" qui "ne se trompe guère" : "La crise est grotesquement psychologique". Et le plan de relance servirait à soigner les banquiers ? Nous voilà rassurés.

"Triomphe complet, total, sans appel"

En janvier 2008, Jean-Claude Trichet claironne qu'"au niveau mondial, nous avons la confirmation que la croissance continue à un rythme plutôt robuste, même s'il y a un léger ralentissement". D'ailleurs, en mai 2008, Pierre-Antoine Delhommais, journaliste économiste libéral du Monde, lui donne raison, décrétant son "triomphe complet, total, sans appel". "Une forme d'apothéose" pour le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui aurait réussi à endiguer une "catastrophe bancaire" dans la zone euro et qui "l'emporte aussi sur le front de la croissance". La preuve : la "cadence quasi chinoise" de la croissance en Allemagne. Sacré Jean-Claude... qui annonçait, en mars 2007, interrogé sur les probabilités d'une récession : "Non, nous n'envisageons pas cette éventualité, donc pas de récession".

Le 25 janvier 2008, la Tribune titre en dix colonnes à la Une : "Les stratèges actions privilégient pour 2008 un scénario plutôt optimiste". On attend maintenant le scénario pessimiste. En mars 2008, l'agence de notation Standard & Poors attribue la note A+ (Notation supérieure) à Lehman Brothers... 6 mois avant sa faillite. En mai 2008, la banque Goldman sachs annonce un baril de brut à 200 $ "dans un délai de 6 mois à 2 ans". Six mois plus tard, les prévisions étaient révisées à 45$. 2 octobre 2008, Eric Woerth philosophe : "Par nature, la France n'est pas en récession". Un sujet de philo pour le Bac 2009...

Ça va passer, ça va passer, ça va passer... Ouch

Mai 2008, Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI : "Les pires nouvelles sont derrière nous". Diagnostic partagé par Christine Lagarde en octobre de la même année : "Je pense qu'on a le gros de la crise derrière nous". A condition d'avancer à reculons, pourquoi pas... Septembre 2008, dans le magazine Capital, l'économiste Daniel Cohen, porte la bonne parole : "Nous allons en effet vivre une année horrible, jusqu'à mi 2009 la croissance sera nulle ou quasi nulle [...] La bonne nouvelle c'est que cela ne durera pas plus longtemps". Le 13 septembre 2008, le Journal des Finances titre en Une : "CAC 40, le pire est passé". Deux jours après, le CAC entamait sa descente aux enfers.

Aujourd'hui, tout de même, ces spécialistes semblent être redescendus sur terre. A l'instar du magicien de l'économie Jacques Marseille qui ne s'y trompe pas ; pour lui, la crise est bel et bien là, mais elle devrait se terminer d'ici... la fin mai 2009. Alain Minc acquiesce aussi, mais refuse de tomber dans la marmite du pessimisme : En France, "la crise ne concerne que 300 000 personnes dramatiquement mal protégées [...] Pour les autres, il n'y aura pas de crise".

Et devinez qui vient manger ce soir, pendant le JT de 20 heures, pour nous annoncer que tout va bien ?

(Sources : Canard Enchaîné du 04/02/08, Marianne du 18 avril 2009, TropicalBear, Le Monde, L'Expansion, Le JDD, ...)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 22-04-2009 à 19h56


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  Blog créé le 16-04-2006 à 08h39 | Mis à jour le 02-05-2010 à 02h38 | Note : 8.26/10