Logo Allmyblog
Logo Allmyblog
Lien de l'article    

LEVENGEURMASQUE
levengeurmasque

Politiquement incorrect

Cheminot en colére de la politique libérale en France et ailleurs.

Des articles intéressants trouvés sur la toile, je n'ai aucune prétention journalistique, je laisse ça a ceux qui savent le faire.

Ah oui j'allais oublier, j'aime pas l'UMP et les ultra-libéraux.

"Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît." Michel Audiard

@

Contacter l'auteur de ce blog

CATEGORIES
- LES PREDATEURS DANS LE MONDE
- COUP DE BOULE
- UE, MEDIA, MEDEF
- POLITIQUE A LA FRANCAISE
- VIDEOS ET PHOTOS EN VRAC

5 DERNIERS ARTICLES
- Comment comprendre les agissements de certains
- vidéo pour les voyageurs
- Proglio (les copains et les coquins))
- Blog de Jacques (liens)
- Grippe A : Effets indésirables violents
Sommaire

10 DERNIERS ARTICLES COMMENTES
- Voyage de Sarko au Mexique, un cadeau empoisonné
- Comment comprendre les agissements de certains
- Au fait, combien gagne un sénateur ?
- Proglio (les copains et les coquins))
- vidéo pour les voyageurs
- le début de l’effondrement de "l’Empire américain"
- Rappel du cout de la guerre en Irak
- L'EXPLICATION
- Grippe A : Effets indésirables violents
- Blog de Jacques (liens)

CALENDRIER
LunMarMerJeuVenSamDim
01020304
05060708091011
12131415161718
19202122232425
2627282930
<< Novembre >>

BLOGS FAVORIS
1.Sud-rail-cerbere
2.Las-ocas-cerbere
3.Archive-sergio-rosem
Ajouter levengeurmasque à vos favoris

LIENS FAVORIS
- denver limousine
- denver limo
- denver limousine
- streaming vf
- one piece streaming
 Un Monty Python contre l’axe du bien Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Agora-Vox (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9362).

Marie-Blanche et Damien-Guillaume Audollent (traducteurs et préfaciers du livre)

Un Monty Python contre l'axe du bien

Depuis le 11 Septembre, l'axe du bien est en guerre, au risque de la plus absurde inhumanité. Terry Jones contre-attaque, dans un livre essentiel qui passe au kärcher l'horreur impériale et les douteuses innovations linguistiques commises dans le cadre de la «guerre au terrorisme».

11 Septembre 2001 : l'Occident frappé de stupeur erre à tâtons dans un monde en ruines. À la Maison Blanche, des hors-la-loi qui se prennent pour Dieu volent l'étoile du shérif pour aller faire la peau à un autre bandit, caricatural en diable. Quatre ans et demi plus tard, Ben Laden court toujours ; et l'Amérique torture, au nom d'une « liberté » qui, servant de faux-nez à ses ambitions impérialistes, est de plus en plus bafouée à travers le monde. « Il y a une chose qui m'inquiète particulièrement dans la "guerre au terrorisme" du président Bush, observe Terry Jones : c'est la grammaire. Comment livre-t-on une guerre contre un substantif abstrait ? Comment le "terrorisme" pourra-t-il capituler ? Les linguistes savent qu'il est très compliqué d'obliger un substantif abstrait à se rendre. »

Démasquant les contradictions que recèle cette étrange « guerre », et la forfaiture qu'elle constitue, Terry Jones contre-attaque sur le terrain du langage, et passe au crible d'une verve satirique les discours et les actes de George W. Bush et de Tony Blair, leurs faits d'armes et leurs méfaits de langue. Le président américain « a beau claironner, tel le capitaine Haddock secouant un palmier : "Nous allons détruire le terrorisme. Et ne vous faites pas de souci, nous gagnerons !", c'est à peu près aussi sensé que de dire : "Nous anéantirons l'insolence", ou : "Nous allons tourner l'ironie en ridicule". »

Le ton est donné, et Terry Jones n'aura de cesse de nous inviter à renouer les fils d'une réflexion trop souvent contaminée par le novlangue des « informations » : « Mon dictionnaire définit une "guerre" comme un "conflit ouvert, armé, entre deux parties, nations ou États". Dès lors, larguer des bombes, protégé par l'altitude, sur une population déjà en difficulté, aux infrastructures ruinées par des années de sanctions et vivant sous la coupe d'un régime oppressif, ce n'est pas une "guerre". C'est du tir aux pigeons. » Plus loin : « La vraie "guerre" [en Irak] n'a commencé qu'après l'occupation du pays et la mise en place d'un gouvernement de collabos [...]. Mais est-ce ainsi que les journaux, la télévision et la radio la désignent ? Non : ils parlent d'"insurrection" et de "terrorisme", parce que ce sont les mots qu'aiment employer MM. Bush et Blair. » Et les grands médias « reprennent tous en chœur l'air de pipeau que jouent ceux qui sont au pouvoir ».

Soumettant cette logique de guerre à de subtils détournements qui révèlent ses implications les plus insensées, Terry Jones explore l'absurde inhumanité qui tend à envahir notre espace public et privé sous les coups de boutoir de singuliers glissements de sens : « Cela sonne un peu faux, analyse-t-il ainsi, d'appeler "combattants" des ambulanciers abattus à travers le pare-brise alors qu'ils conduisaient les blessés à l'hôpital - et pourtant, quel autre mot employer, si l'on veut éviter de les désigner explicitement comme des cibles illégitimes ? » De même, « pour éviter qu'on vienne les importuner avec tout ce bla-bla sur les "droits de l'homme", que par malheur les conventions de Genève appliquent aux prisonniers de guerre, Donald Rumsfeld et sa bande ont tout simplement rebaptisé ces types cueillis en Afghanistan "combattants ennemis illégaux". Et hop ! À la trappe, les conventions de Genève... »

Lorsqu'il aborde la question des tortures perpétrées en Irak par les Américains, Terry Jones se fait particulièrement grinçant : « "Je ressens un profond malaise à propos du sort de ces détenus irakiens, a déclaré Donald Rumsfeld lors de son audition devant la Commission des forces armées du Sénat. Ce sont des êtres humains." Beaucoup d'entre nous, j'en suis sûr, avaient malencontreusement négligé ce fait essentiel. Je sais bien qu'il n'y a aucune excuse valable mais, vous comprenez, les détenus irakiens, il se trouve que nous sommes nombreux à ne les voir qu'avec des sacs sur la tête. Et il est si facile d'oublier que des gens avec des sacs sur la tête puissent être humains. »

Car il est terriblement tentant d'escamoter les corps, et d'aller jusqu'à effacer sur les photos les visages gênants de ces gens qu'on torture pour leur apprendre la démocratie : « Une fois qu'ils ont la tête solidement enfermée dans un sac, il devient impossible de ressentir grand-chose envers eux. Cessant d'être des êtres humains, ils ne sollicitent plus de manière excessive nos émotions. »

Dans le but de casser l'image lisse de la guerre « propre », « juste », de cesser de se payer de morts pour enfin appeler un char un char, il pointe d'une plume acerbe le contraste saisissant entre les fines paroles de ceux qui sont au pouvoir et la réalité de la guerre, et démonte quelques-unes des ruses langagières qui ont permis de dénier à tous ces morts le statut de « personne humaine », et de faire de leur assassinat quelque chose d'abstrait.

Procédant au dévoilement de ce qui se joue sous nos yeux et que nous semblons ne pas voir, Terry Jones s'engage sur le terrain de la langue et de la fable ; recoupant, détournant, subvertissant le flux des « informations » pour enfoncer les digues de notre torpeur, il oppose au nihilisme transparent des Discours uniques et Majuscules une nuée de saynètes, de contes et de digressions minuscules qui poussent la logique rhétorique et meurtrière du pouvoir jusque dans ses plus aberrants retranchements. Venimeux, l'ancien Monty Python formule quelques swiftiennes propositions visant à améliorer le sort des enfants d'Irak en leur faisant avaler des bombes - suggestion placée dans la bouche d'un responsable du « ministère de l'Accroissement par la force militaire du bien-être des enfants au Moyen-Orient ». Ou recommandant, puisque les Irakiens ont eu « le privilège d'être bombardés par l'armée la plus moderne, la plus sophistiquée et la plus coûteuse au monde », de leur imputer le prix de l'invasion américaine, selon le barème suivant :

« Pour chaque adulte irakien tué, je suggère que les Irakiens versent 1000 dollars aux Américains. Pour les enfants de moins de douze ans, il leur faudrait payer [...] 500 dollars pour chaque enfant tué sur le coup, et 400 dollars pour ceux qui meurent dans le mois suivant, des suites de leurs blessures. Pour un enfant de moins de trois ans, [...] 12,50 dollars. Pour les nouveau-nés réduits en miettes ou broyés sous des hôpitaux qui s'effondrent : 1 dollar. Pour tout enfant tué ou mutilé à la suite de l'opération militaire, mais qui serait de toute façon mort de malnutrition à cause des sanctions, le Trésor américain empocherait un forfait symbolique de 25 cents seulement. »

Tantôt il se dépeint en militant de la Société humaine pour la pose de sacs sur la tête des suspects (SHPPSTS) ; là, il torture son propre fils, pour découvrir à quoi ce dernier occupe son temps libre ; ailleurs, il promet de bombarder ses voisins, qui ont la regrettable habitude de le regarder de travers. Le tout dans une ambiance so british, où s'entremêlent des considérations au flegme ravageur sur la chasse aux renards, la démocratie au Venezuela, le financement du système éducatif, les mérites comparés du Moyen Âge et de la Renaissance, ou la sensibilité des poissons à la douleur.

Traquer la réalité vécue derrière l'histoire officielle, ses mythes et ses lieux communs, interroger les mots d'ordre de notre « civilisation » aveuglée par sa propre puissance, secouer la paresse de nos bouches cousues... de fil blanc, nous porter à résister, à réfléchir enfin : voilà le projet - et le pari - tragi-comique de ce nouvel opus d'une œuvre insoumise, ardemment occupée à dégommer l'inanité criminelle de tous les credos et de toutes les vulgates.

Dans notre époque de grande confusion politique, linguistique et morale, rares sont les voix dissidentes qui savent, comme celle de Terry Jones, malmener aussi joyeusement la transparence frauduleuse des mots d'ordre du jour. Sous la plume de cet empêcheur de fasciser en rond, à mi-chemin entre le Guillaume de Baskerville du Nom de la rose et le M. Cyclopède de Pierre Desproges, la croisade contre l'axe du mal se métamorphose en remake de l'histoire universelle, terrible et hilarante, du père Ubu(sh). Cent dix ans après Alfred Jarry, il y a urgence à venir assister aux représentations de ce Grand-Guignol absurde et réjouissant, proprement pataphysique, qui vise au cœur les dérives autoritaires et mystificatrices auxquelles le 11 Septembre a servi de prétexte déclencheur.


Terry Jones : Ma guerre contre la « guerre au terrorisme ». Un Monty Python contre l'Axe du Bien

Traduction, préface et notes par Marie-Blanche et Damien-Guillaume Audollent.

Éditions Flammarion, 2006.

Lire la préface du livre.

  Lire les 4 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-09-2006 à 20h45

 Droit de tuer en Floride Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir

Happiness is a warm gun

Grâce à Jeb Bush, frére de W, jamais l'est des Etats-Unis n'a été aussi près du Far West.

imageEn Floride, comme dans tous les états des US, ils ont un gouverneur. Sauf qu'en Floride, ils ont un gouverneur de course en la personne de Jeb Bush, le frère de George, lui-même chef des gouverneurs.

En Floride, il n'ont pas qu'un gouverneur de course. Ils ont aussi le soleil. Et avec le soleil, son lot de retraités qui n'aiment pas la pluie. Or, le retraité qui n'aime pas la pluie, il a souvent une grosse maison avec des trucs qui valent de l'argent dedans. Parce que le retraité, il a travaillé toute sa vie pour pouvoir mourir dans sa maison au soleil avec plein de trucs chers dedans.

En Floride, ils ont aussi un paquet de gens moins riches, qui viennent de pays où les grosses maisons avec des trucs chers dedans, on ne sait pas vraiment ce que c'est, sauf celles qu'on a vu a la télé et qui font sacrément envie.

En Floride, du coup, les vieux riches ont peur que les jeunes pauvres viennent dans leur maison pour voler les trucs chers. Parce que les pauvres, à force de regarder la télé, ils ont eu envie d'avoir des trucs de riches.

En Floride, du coup, existe une loi qui autorise à tirer sur tout ce qui s'approche de trop près de sa maison. Par exemple, si un pauvre rentre chez un riche sans sonner avant, le riche a le droit de tuer le pauvre. C'est comme ça.

En Floride, grâce à leur gouverneur de course, ils ont depuis cette semaine une nouvelle loi. Elle autorise aussi de tirer sur les gens dans la rue dès qu'on se sent menacé. On n'a même plus besoin d'attendre d'être chez soi pour pouvoir tuer quelqu'un. Par exemple, si quelqu'un vient voler une voiture et que le propriétaire de la voiture se sent menacé, il a le droit de tuer le voleur de voiture.

En Floride, la National Rifle Association est super contente. On se demande bien pourquoi... (article Reuters, "Florida Governor Signs Deadly Force Law")

URL TRACKBACK : http://www.agoravox.fr/tb_receive.php3?id_article=496

  Lire les 2 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 25-09-2006 à 15h12

 Pourquoi attaquer l’Iran ? Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir


bellaciao

Pourquoi attaquer l'Iran ?

La raison est simple : le dollar. La valeur des importations d'énergie des USA fait passer le budget du Pentagone pour l'argent de poche d'un paysan soudanais. Tout ce qui permet de jouer avec le pétrole représente de flots de dollars qui peuvent sauver l'économie étatsunienne ou enrichir immensément les compagnies pétrolières, voire même les deux. Accessoirement, ces compagnies sont quasi-toutes anglo-américaines. Et qui était en Irak avec les USA et ne partira qu'en 2007 malgré toutes les pressions exercée par son parti et l'opinion publique ? Un anglais appellé Blair qui n'a jamais caché son intérêt pour l'argent.

Tout est prêt pour la guerre en Iran, ou presque.

1.Les élections américaines vont avoir lieu prochainement, si , si

Les élections législatives à mi-mandat au Congrès vont avoir lieu bientôt. Trois résultats sont possibles :
-Un Congrès restant acquis au thèses de Geroges W. Bush et aux néo-cons : alors la guerre devient une hypothèse très forte.
-Un gain marginal lors des élections pour les camp opposé à la guerre en Irak. Ce serait le pire car W ne peut qu'imaginer les mettre à mal en lançant une autre guerre qui les diviserait.
-Un gain fort pour les pacifistes. C'est la seule solution éloignant les guerres mais la probabilité est faible.

Deux éléments rentrent en jeu pour décider de la date. W. Bush pourrait avoir la volonté de provoquer un électro-choc avant les élections législatives. Une nation en guerre soutient le pouvoir en place et généralement ses franges les plus réactionnaires. D'un côté c'est peu probable, la machine de guerre américaine est lourde à mettre en place. D'un autre, cette mise en place n'est-elle pas déjà réalisée en Irak ? Et toujours de ce côté : il n'y a pas tant à mettre en place pour des frappes « chirurgicales » du type visant à détruire l'infrastrcture en Iran comme cela a été fait récemment au Liban en utilisant Israel comme lanceur. Nous y reviendrons ?

Si Bush est tenté de jouer les prolongations, c'est à dire de ne pas lancer l'attaque avant les élections au Congrès, les probabilités augmentent encore pour une guerre avant les présidentielles. W n'a aucune envie de partir de son trône en laissant derrière lui le bourbier irakien. Une guerre totale serait beaucoup plus difficile à lui attribuer comme un échec puisqu'elle serait menée par quelqu'un d'autre. Il vaudrait mieux ne pas négliger non plus le côté fondamentaliste chrétien de W qui pourrait lui souffler d'être responsable de l'Armageddon, justement ça se passe dans ce coin. Pire, un Congrès acquis à ses thèse pourrait imaginer de ne pas lancer des présidentielles au milieu d'une guerre touchant aux intérêts vitaux de la nation. C'est une thèse défendue par certains qui pointent du doigt un certain nombre d'éléments en ce sens mis en place par l'équipe Bush depuis 7 ans.

2.La loi légalisant la torture va être votée prochainement aux USA

Cette loi vient de la Maison Blanche et elle a déjà l'accord des républicains. Autant dire que c'est fait, sauf si....

Pour déclencher une guerre totale au moyen-orient, la légalisation de la torture est une étape aussi indispensable qu'inhumaine. Certes, l'armée américaine est assez opposée à cette loi car elle craint à juste titre le « choc en retour » des ennemis sur le terrain qui n'auraient aucune raison de se priver. A contrario, cette inhumanité réintroduite sur le champ de bataille est du pain benit les Faucons (aux USA comme en Europe) car elle bloque toute capacité de rationalisation. Imaginez combien sera diminué l'audience du camp de la paix face au spectacle navrant des corps martyrisés de nos soldats. L'opinion publique occidentale sera tétanisée.

La torture est un facteur de pourrissement du conflit car il entraîne inévitablement la vengeance Il n'est que de voir comme tout le monde enchaïne si bien en Irak sur le mauvais exemple lancé par les escadrons de la mort importés des dictatures sud-américaine par l'ambassadeur US John Negroponte.

Cette loi "pro-torture" a en plus quatre effets secondaires inscrits dans le texte :

-Elle va protéger W et ses subordonnés et tous ceux qui se sont rendus coupables de torture et/ou d'enlèvement de tous recours en justice nationale (USA) et internationale.

-Elle supprime définitivement la personnalité juridique des accusés de terrorisme et comme l'avait souligné Hannah Arendt, c'est une étape indispensable.

-Elle va permettre de menacer ou même de réaliser l'emprisonnement sans limite de tout opposant externe.

-Elle va permettre de « menacer de » ou de torturer réellement tout opposant. En dehors de l'aspect espionnage, Naomi Klein a déjà signalé que sur ce point, il ne faut pas sous-estimer l'aspect dissuasif d'une telle menace.

3. Un coup d'état se prépare dans l'opinion publique anglo-saxonne pour éliminer le 1e ministre (PM) irakien.

Un pouvoir fort et militaire (et donc non-confessionel) est indispensable pour tenir l'Irak en cas d'attaque sur l'Iran, les alliés Shiites risquant de devenir terriblement instables dans ce cas.

Quatre indices évidents et connus :

1° Ce PM souhaite que tous, y compris la Chine, puissent concourir pour l'exploitation du pétrole irankien. Au Congo, le président précédent avait payé une telle idée stupide d'une guerre civile et de sa vie alors qu'il ne s'agissait que protéger les bénéfices marginaux américain sur le cuivre. Pour le pétrole irakien, je vous laisse deviner ce qui va se passer.

2° Des articles sortent actuellement dans la presse américaine décrivant le PM comme incapable de maîtriser la guerre civile en cours. Pire même, il serait un obstacle à la volonté de l'armée de « remettre de l'ordre ». Refrain bien connu, hélas.

3° Accessoirement, le PM irakien a visité l'Iran (axe du mal)

4° Accessoirement (bis), il a critiqué Israel, « horresco referens ».

4. "L'occident chrétien" est coincé dans le processus. Il devra suivre.

1° L'OTAN est impliqué dans le processus. Il est présent en Afghanistan alors que celui-ci risque de détoner (de « détonation ») en cas d'attaque sur l'Iran. Les alliés seront donc quasi-mécaniquement entrainés dans le processus.

2° Pire, les quelques Européens dont la France et l'Italie qui auraient pu faire barrage à l'OTAN sont déjà impliqués de la « Pax Americana » au Liban alors que celui-ci aurait pu être une épine dans le flanc d'Israel par Hezbollah interposé. La victoire, bien réelle du Hezbollah n'est en ce sens qu'un trompe l'oeil. Traduction pour les chancelleries européennes : si ça pête au Iran, barrez-vous du Liban au galop. Mais vous ne pourrez pas.

Deux raisons pour que les européens se trouvent cloués au Liban. D'abord la mauvaise conscience vis-à-vis d'Israel : "on ne va pas encore lâcher les juifs", sous-entendu "comme avec les nazis". Tiens, qui parle du fascisme vert en ce moment ? Ensuite, le Hezbollah bougera trop vite si l'Iran est attaqué. Il lui doit trop. Et s'il est arrivé a bout des troupes israeliennes, il ne va faire qu'une bouchée des européennes. Là aussi, l'enchainement est mécanique et peu facilement entraîner une escalade du conflit sous le regard bienveillant des chrétiens libanais comme d'Israel trop heureux de voir les "tièdes européen" liquider les musulmans.

L'opinion publique française sera aussi coincée par les violences nées des provocations à l'égard des musulmans de France. Ni Le Pen, ni Sarkozy dont les fonds de commerce sont la violence et la ségrégation ne laisseront passer une telle occasion de hisser leurs agendas en première page des médias. Et comme ceux-ci sont majoritairement au mains du complexe militaro-industriel (Dassault, Matra), pour eux un conflit est une bénédiction.

3° A ce propos, la présence des bénits de Benoit XVI au Liban laisse les mains libres à Israel pour s'occuper de la Syrie si celle-ci s'avise de bouger. Le « casus belli » existe déjà aux yeux de l'opinion publique israelienne puisque le Hezbollah libanais est armé via la Syrie. Et pour Israel, son opinion publique est la seule chose qui importe. En ce sens, la victoire à la Pyrrhus du Hezbollah peut être un facteur gênant car l'opinion israelienne n'est pas (encore) prête pour une autre aventure. On peut cependant penser que le régime syrien est plus fragile que le Hezbollah et fournira donc des troupes moins solides.

5. Qui empêchera la guerre aux USA ?

Un moyen-orient en paix pourrait être tenté ou simplement menacer de quitter l'étalon-dollar. Or l'économie américaine ne vit que du fait que personne n'est jamais allés à la banque encaisser les chèques sans provisions qu'elle fait circuler sous le nom de « pétro-dollars ». On voit donc mal le pouvoir économique américain s'y opposer.

Quand au politico-militaire ... « Ainsi Washington s'approche-t-il de plus en plus de situations où l'analyse du danger réel (du danger dans la réalité) sera complètement occultée par la multitude des conflits internes, où chaque centre de pouvoir n'est plus capable d'analyser une situation qu'en fonction de ses intérêts de groupe. C'est dans de telles circonstances que de graves accidents, ou de graves événements ayant une potentialité de rupture peuvent survenir » rappelle fort opportunement Philippe Grasset sur http://www.dedefensa.org/article.ph...

Au surplus, les USA n'ont jamais toléré un pouvoir militairement fort dans leur « pompe à essence ». C'est à dire le moyen-orient dans son ensemble. Tous les moyens sont bons pour contrer ceux qui veulent s'y hasarder, de l'intérieur comme de l'extérieur. Quelques affaires au hasard : contre les français et les anglais (Suez 1956), contre la gauche irannienne (Mossadegh 1956), contre les soviétiques en Afghanistan, contre le nationalisme pan-arabe en suscitant une opposition religieuse à ces pouvoirs socialistes et laïques (en Egypte, en Palestine, en Irak, en Afghanistan), contre l'Iran une première fois (guerre irano-irakienne où ils soutenaient l'Irak), contre l'Irak et les Talibans avec la fable du terrorisme. etc...

Une note finale pour nos amis du Venezuela et de la gauche latino-américaine en général. Au-delà de ces quelques élements le futur c'est encore la bouteille à encre. Sauf si l'aventurisme au Moyen-Orient est entravé. Auquel cas, le Sud de l'empire se retrouvera la première priorité de l'agenda américain et un moyen de redorer à bon compte le blason de Georges W. Bush. En tout cas il le pense et l'expérience a montrée qu'il fait peu de cas du reste.


De : John V. Doe

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-09-2006 à 22h00

 Les armées privées de Washington Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Les armées privées de Washington


Il y a deux semaines, je vous parlais de l'escalade des coûts imputables aux armées privées déployées en Irak pour assurer la sécurité de certains quartiers ou de diplomates occidentaux, voire pour participer directement aux combats contre des milices armées, qu'elles soient chiites ou sunnites.

J'écrivais  : « En mars 2006, le directeur de l'association des entreprises privées de sécurité en Irak a estimé qu'il y avait maintenant 181 entreprises disposant d'un effectif de 48 000 employés. » A la suite d'un commentaire, je précisais que bon nombre des « mercenaires »  employés par les agences de sécurité privées étaient d'ex-combattants qu'on recrutait dans d'autres zones de conflits sur le globe. L'avantage pour les agences est que ces effectifs coûtent moins cher que les ressortissants étasuniens ou britanniques, bien que leurs services soient facturés au plein prix au State Department des États-Unis (qui passe ces marchés), et qu'ils constituent donc en quelque sorte un « cheap labor » de la sécurité.

Bill Sizemore, du Virginian-Pilot, dans la livraison du 2 septembre, rapporte une dispute salariale entre une des plus importantes agences de sécurité en Irak, Blackwater USA, et un groupe d'employés colombiens. Ces derniers disent qu'ils ne touchent que 34 $ par jour pour leurs services, environ 1000 $ par mois, alors que les agents recruteurs de Blackwater leur avaient promis des honoraires de 4000 $ par mois ; le salaire des agents privés étasuniens ou britanniques peut s'élever à 10 000 $ ou plus par mois (voir Blackwater and Colombian workers clash over pay scale, Virginian-Pilot, 2 août 2006).

Un porte-parole de Blackwater explique qu'il y a eu transition d'un contrat à un autre liant la firme au State Department, et que les honoraires ont été révisés à la baisse.

Sizemore souligne que d'ex-militaires des Philippines, d'Afrique du Sud et du Chili sont employés par des agences comme Blackwater et ses concurrents. Officiellement, le gouvernement des Philippines interdit à ses ressortissants de travailler en Irak, alors que le Parlement sud-africain étudie un projet de loi qui interdirait à ses ex-soldats de participer à quelque conflit que ce soit sans au préalable obtenir la permission du gouvernement.

Un chroniqueur du NewsBlog décrit ce qui équivaut à un véritable système de caste qui régit les salaires versés aux mercenaires employés par les agences, et ceci selon la provenance des effectifs recrutés (voir Some people die cheaper, NewsBlog, 3 août 2006).

Au haut de l'échelle salariale, on trouve les anciens combattants des forces spéciales d'élite Delta, SAS et SBS. Les éléments qui proviennent des forces Delta sont des gardes du corps parfaits, lourdement armés et disposant de matériel de haute technologie, mais très visibles et peu subtils. Ceux des SAS possèdent les mêmes qualités, mais sont plus discrets, ce qui constituerait une qualité recherchée.

Viennent ensuite les agents privés des États-Unis, les anciens commandos ou parachutistes australiens et néo-zélandais, les commandos sud-africains, et les ex-membres du GIGN français. Ici, tout dépend de leur maîtrise de l'anglais, ce qui ne semble pas pour le chroniqueur être un problème, pas autant que les retombées politiques possibles. « Des morts français, ce n'est pas bon pour la couverture médiatique », écrit-il.

Suivent les ex-membres de l'infanterie et des services de sécurité. Un bon rapport qualité/prix, toujours selon ce spécialiste, mais qui peuvent compter quelques crétins dans leurs rangs car la vérification des compétences et des expériences n'est pas toujours approfondie pour ce groupe. On leur confie surtout des tâches de sécurité périmétrique, d'escorte de convois ou de chauffeurs.

Au bas de l'échelle, on trouve les mythiques Ghurkas népalais, puis les Colombiens, Chiliens, Argentins et autres. Ces éléments sont généralement expérimentés et bien entraînés, mais ils touchent moins que les autres mercenaires car ils proviennent de pays pauvres...

De conclure, le commentateur : ce n'est jamais payant d'être pauvre, même en Irak.


Jean-Pierre Cloutier

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-09-2006 à 21h21

 Royal comme Sarko Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 Sé-go-lène, aussi....L'Atlantisme de Sarkozy n'a d'égal que celui de Royal.

C'est ce que veut rappeler François Asselineau, à la lecture des commentaires dans la presse et sur internet, au voyage de Nicolas Sarkozy à Washington.

Faut-il rappeler ici que Ségolène Royal a été, au PS, l'une des plus ardentes partisanes du Oui à la Constitution européenne ?

Faut-il rappeler ici que cette Constitution européenne est réclamée par les Etats-Unis d'Amérique - quel que soit le gouvernement - depuis 1951, et qu'elle obéit à un plan, savamment ourdi depuis un demi-siècle, qui consiste à vassaliser la France dans un glacis atlantiste en la ligotant de façon absurde dans un attelage baroque d'un nombre grandissant d'Etats aux intérêts contradictoires ?

Faut-il souligner que Ségolène Royal est même plus atlantiste que Sarkozy puisque, contrairement à ce dernier, elle réclame l'entrée de la Turquie dans l'Union, objectif stratégique majeur de la diplomatie états-unienne qui vise a faire coïncider le périmètre de l'UE et celui de l'OTAN ?

Faut-il noter que l'entrée de la Turquie dans l'UE a été réclamée publiquement à Ankara par le président Bill Clinton le 15 novembre 1999 (Conférence de presse à Ankara à l'issue de son entretien avec le Président Süleyman Demirel - dépêche AFP 15/11/1999 - 15h35) ?

Faut-il signaler qu'au moment de la récente offensive israélienne au Liban, Ségolène Royal a dénoncé la diplomatie française (qui a pourtant agi le mieux qu'elle le pouvait compte tenu de la servitude volontaire à laquelle elle a consenti depuis Maastricht)- et que Mme Royal a proposé comme solution d'avoir recours à... Bill Clinton (tiens donc !) comme médiateur ?

 Faut-il préciser que Mme Royal a été lancée dans la presse selon une organisation marketing hautement élaborée et gérée très finement par l'agence américaine de publicité Ogilvy ?

Faut-il relever qu'Ogilvy est l'une des sociétés du groupe américain WPP, l'un des 400 groupes mondiaux les plus puissants, très proches de la CIA et qui possède notamment les deux grandes sociétés de désinformation mondiales que sont Hill&Knowlton et Burson-Marsteller ? 

Faut-il souligner que le Président de WPP est un ancien du cabinet de.. Bill Clinton (tiens donc !) à la Maison Blanche et que d'un seul coup les idées de Mme Royal s'éclairent d'un nouveau jour ?

 Conclusion : sous couvert de dénoncer l'atlantisme de Sarkozy, [on] vise subtilement à entériner l'idée que les Français n'ont de choix qu'entre Sarkozy et Royal. Soyons clairs : [on] vise à nous mettre dans le crâne que les Français n'auraient le choix qu'entre le candidat poussé par le Parti Républicain américain et le candidat poussé par le Parti Démocrate américain. Comme d'habitude, les Américains et leurs puissants relais politiques, médiatiques, industriels et financiers, ne comprennent rien aux dynamiques historiques. Aveuglés qu'ils sont par leur "hyper impuissance", ils ne comprennent pas que les Français vont envoyer ballader ce pseudo-choix entre "Bannière étoilée" et "Etoilée bannière"
 

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-09-2006 à 03h40


|<< <<<  191   192   193   194   195  | 196 |  197   198   199   200   201  >>> >>|


SYNDICATION
 
Fil RSS 2.0
Ajouter à NetVibes
Ajouter à Google
Ajouter à Yahoo
Ajouter à Bloglines
Ajouter à Technorati
http://www.wikio.fr
 

Allzic en direct

Liens Commerciaux
L'information à Lyon
Retrouvez toute l'actu lyonnaise 24/24h 7/7j !


L'information à Annecy
Retrouvez toute l'actu d'Annecy 24/24h 7/7j !


L'information à Grenoble
Retrouvez toute l'actu de Grenoble 24/24h 7/7j !


Application Restaurant
Restaurateurs, demandez un devis pour votre application iPhone


Fete des Lumières
Fête des lumières : vente de luminaires, lampes, ampoules, etc.


Diffuseur
Acheter un diffuseur d'huiles essentielles

Votre publicité ici ?
  Blog créé le 16-04-2006 à 08h39 | Mis à jour le 02-05-2010 à 02h38 | Note : 8.26/10